Richard de Seze : le rond de serviette est-il de droite ?

J’ai lu « le rond de serviette est-il de droite », livre de 180 pages publié en 2022 par Richard de Seze. Ce livre est un recueil de chroniques parues dans le magazine mensuel « l’Incorrect ».

Dans cette série de chroniques, l’auteur va disserter sur le classement à droite ou à gauche d’un certain nombre d’objets du quotidien.

Au moment de démarrer la lecture de chaque chronique, le lecteur doit évidemment se demander si l’objet de la chronique sera de droite ou de gauche, et surtout, pour quelles raisons. Histoire de pouvoir ensuite vérifier l’adéquation de sa propre analyse avec celle de l’auteur. Ca coïncide souvent, mais pas toujours….

Alors les ronds-points, les thuyas, les feux de cheminée, le jus de goyave, les lichens sont-ils de droite ou de gauche ?

Passionnants sujets de débats. Mais sans doute pas à prendre trop au sérieux. Car le prendre trop au sérieux serait sans doute de gauche…… C’est en tous cas mon avis, et, à tort ou à raison, je soupçonne l’auteur d’être aussi sur cette position……

Car l’intérêt de ce livre n’est pas principalement dans la réponse à ces questions. Son intérêt, c’est de nous entraîner dans ces situations de notre vie actuelle avec légèreté et humour, dans des chroniques virevoltantes. C’est vraiment réussi, et l’on passe un très bon moment en compagnie de ce livre fin et intelligent. Ce livre est-il de droite ? Oui, car il parle de choses sérieuses sans se prendre au sérieux.

On espère bien une suite à ces chroniques, avec la publication d’un nouveau recueil ; ça tombe bien, ce livre existe : « les belles-mères sont-elles de droite ? », publié en 2025. Le livre est déjà sur ma liste au père noël……

Public : à partir d’adolescent.

Hervé Cornara.

Il y a 10 ans, le 25 juin 2015, Hervé Cornara a été décapité, et sa tête accrochée au grillage de l’usine à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), tête encadrée de banderoles portant la profession de foi musulmane.

Ce n’est évidemment pas la seule victime des attentats musulmans de ces dernières années. Pourquoi alors en parler spécifiquement en cette date anniversaire ? Parce qu’on a peu parlé de ce meurtre et qu’on n’en parle toujours quasiment pas.

Probablement parce que la victime était un chef d’entreprise. Quand c’est un professeur qui est assassiné, on peut s’enivrer de grandes envolées lyriques du style : « c’est la République qu’on assassine, bla bla bla…. ». Mais en France, un patron, c’est par définition un salaud.

Ensuite, cet assassinat est difficile à édulcorer. Par exemple, quand quelqu’un se fait égorger, on ne dit pas qu’il a été égorgé. La presse dit qu’il a reçu des coups de couteau à la gorge. Mais, dans le cas de Saint-Quentin-Fallavier, l’assassin a coupé la tête de sa victime pour l’accrocher au grillage. Difficile de maquiller la réalité ou de trouver des mots politiquement corrects pour atténuer la barbarie.

Habemus papam.

Vendredi 8 mai, au soir du second jour du conclave, nous avons donc rapidement eu un nouveau pape.

Le cardinal Robert Francis Prevost devient le premier pape originaire des Etats-Unis d’Amérique, sous le nom de Léon XIV. Léon XIV avait aussi obtenu la nationalité péruvienne en 2015.

Ouverture du conclave.




Le conclave pour désigner un successeur au pape François a commencé aujourd’hui. On va attendre la fumée noire et la fumée blanche à l’heure d’Internet… La stabilité des coutumes et des traditions, du cérémonial, ça en fait sourire certains ; certains sont même exaspérés ; mais finalement, la caravane passe tranquillement. Et malgré le dédain ou les ricanements, les survivances du passé fascinent malgré tout.

Les fruits et l’électricité.

Une panne d’électricité gigantesque a eu lieu lundi 28 avril 2025 en Espagne.

Une des conséquences visibles en France en cette fin de semaine a été la présence de certains étals vides dans les rayons « fruits et légumes » de l’hypermarché.

Thèses françaises.

Il me paraît intéressant de jeter un œil rapide sur la production des universités françaises. Ci-après un très bref échantillon des thèses produites. Bien sûr, il peut être utile de mener des études dans tous les domaines, mais on a quand même des thèses dont le sujet démontre parfois une obsession et une perversion intellectuelle.

Dans la liste ci-après, figurent entre parenthèses la matière de la thèse et la date de soutenance. Quand la thèse n’est pas terminée, il est indiqué depuis quand la thèse est en préparation. J’avoue par ailleurs ne pas toujours comprendre tous les titres de thèses….

Université Paris 8 :

« Des équilibres instables : construction de soi et relations familiales chez les lesbiennes maghrébines migrantes et d’ascendance maghrébine en France » (sociologie ; 2015).

« Ecriture féminine, écriture lesbienne ? L’émergence d’une écriture lesbienne au XXème siècle » ( études féminines ; depuis 2013).

« Processus de déviance et constitution de l’identité d’un sujet minoritaire : la lesbienne masculine »

(sociologie ; 1996).

« Dégénération de l’imaginaire : les écritures féminines, lesbiennes et féministes » (études féminines ; depuis 2017).

« « Sister outsider » : carrière militante des lesbiennes musulmanes issues de l’immigration en France » (études féminines ; depuis 2018).

« Être parent trans binaire au sein d’une société cishétéronormée » (psychologie clinique ; depuis 2021).

Paris 10 :

« L’échange de savoirs entre agriculteurs régionaux et agriculteurs migrants : l’enjeu de l’inclusion des savoirs exogènes et des personnes étrangères dans la transition écologique » (science politique ; depuis 2023).

« Parents TINB+ au Québec et en France » (droit privé et sciences criminelles ; depuis 2022).

D’après la présentation de la thèse, les TINB+ sont « les personnes trans, intersexe, non-binaire et les autres identités de genre non cisgenres et non-dyadiques ». Apparemment, les personnes dyadiques sont les personnes hommes ou femmes.

« Penser nos musicalités en transféministes : une généalogie située de la subjectivité sonore » (esthétique ; depuis 2016).

Paris 13 :

« Sexualités contemporaines de jeunes femmes lesbiennes afrodescendantes et blanches/métisses à Cali, Colombie : une approche psychosociologique » (psychologie ; depuis 2020).

EHESS (école des hautes études en sciences sociales) :

« La bande dessinée lesbienne à Taïwan » (arts et langages ; depuis 2023).

« Résister à l’hétérosexualité en Corée du Sud. Parcours genrées de femmes queer entre elles depuis 2016 » (sociologie ; 2021).

« Entre normalisation et stigmatisation : l’expérience sociale de l’identité lesbienne en France et au Mexique » (sociologie ; depuis 2021).

« L’intrication des rapports sociaux de sexe, de race, d’âge et de classe : ses effets sur la gestion des risques d’infection par le VIH chez les Français descendant de migrants du Maghreb » (ethnologie et anthropologie sociale ; 2003).

Bourgogne Franche-Comté :

« La paire fait les pair.e.s : herméneutiques lesbiennes et représentations féministes de la femme hindoue » (littérature comparée ; 2018).

Lyon :

« Les parcours homosexuels et les styles de conjugalité chez les lesbiennes vivant en couple » (socio-anthropologie ; 2018).

Montpellier 3 :

« Genres et architectures : Paule Pascal, esthétiques de l’intime et Midi méditerranéen » (architecture ; depuis 2020).

« Devenir demandeur d’asile au motif de l’orientation sexuelle et préserver sa santé sexuelle : le poids des dispositions et assignations sociales dans les carrières migratoires et homosexuelles » (sociologie ; 2023).

Orléans :

« Approche ethnométhodologique de la mobilité des MNA : autour de la cuisine » (sciences du langage-linguistique ; 2023).

Les MNA sont les mineurs non-accompagnés étrangers.

Pau :

« Migration et genre : quelles interactions dans le cas marocain ? » (économie ; 2023).

« Migrations, diversité, croissance et précarité énergétique : trois essais d’analyse économique » (économie ; 2023).

Normandie :

« Des expériences sοcialisatrices à la pratique entrepreneuriale des femmes migrantes d’οrigine tunisienne : une apprοche par la cartοgraphie sensible » (gestion ; 2023).

Nantes :

« Interculturalité et violences verbales dans les discours politico-médiatiques français : enjeux sémantiques et socio-discursifs autour de racisme, islamophobie et antisémitisme » (sciences du langage ; 2020).

Bordeaux 3 :

« Identités de genre et identités discursives : élicitation et analyse d’une parole tensive » (linguistique ; depuis 2021).

Revenir au service militaire.

A la fin du siècle dernier, le président Chirac a suspendu le service militaire.

Depuis, la question d’un rétablissement réapparaît régulièrement dans le débat public, sur les télévisions ou les réseaux sociaux.

Deux raisons pourraient motiver ce rétablissement. Tout d’abord son utilité militaire, son utilité opérationnelle. Ensuite, ce qu’on pourrait appeler son utilité sociale.

L’utilité opérationnelle est quasi-absente de ce débat. Elle devrait pourtant en être le cœur. Son utilité immédiate d’abord : des conscrits formés utilisables immédiatement. On peut aussi penser à une utilité opérationnelle différée : des réservistes utilisables par les armées juste après le service, des recrues pour une garde nationale, des effectifs mobilisables en temps de crise. Mais cet aspect ne semble passionner personne.

La vraie motivation, c’est son utilité sociale. Selon ceux qui défendent un nouveau service militaire, cette utilité serait éducative, intégratrice.

Petit aparté : il serait peut-être intéressant de savoir qui a vraiment fait un vrai service militaire parmi ses promoteurs actuels. Mais passons…

Ce qui est sans doute problématique, c’est une vision plus ou moins fantasmée du service militaire en particulier, et de l’armée en général.

Le premier fantasme est de voir l’armée plus ou moins comme un grand camp scout, ou une colonie de vacances à visée pédagogique. Ce n’est évidemment pas le cas. Pour ceux qui ont cette vision, plutôt que de chercher à relancer le service militaire, mieux vaut aider les mouvements scouts traditionnels.

Le second fantasme vient de la gauche et de l’extrême-gauche, en particulier ceux qui n’ont pas fait de service militaire, ou ont réussi à faire un service militaire de « planqué ». Il ne connaissent rien à l’armée, et n’en ont qu’une idée façonnée par leur antimilitarisme. Leur vision a infusé dans la société via films, livres, émissions. En résumé, pour eux, l’armée est plus ou moins un système carcéral, et les casernes sont des prisons. L’encadrement militaire serait constitué de garde-chiourmes qui brimeraient les soldats. Cette vision a d’ailleurs pu être renforcée par moult émissions de télévision sur les « boot camps » aux Etats-Unis à partir des années 1980 ; ces camps étaient destinés à remettre dans le droit chemin de jeunes délinquants en les encadrant militairement dans des activités physiques intenses. Ca a fait de bien belles images télévisées de personnel d’encadrement militaire en uniforme hurlant sur des jeunes et leur faisant faire des pompes et des tractions.

Ces fantasmes ont dérivé pour s’amarrer à une vision sociale historique assez juste du service militaire français. En plus de son utilité opérationnelle, le service militaire a joué un rôle de creuset national. En effet, le service permettait de mélanger les appelés de différentes régions, et de différentes classes sociales dans une fraternité forgée par l’entraide nécessaire inhérente à certaines activités militaires. Les appelés des différentes classes sociales pouvaient se côtoyer dans une relation plus égalitaire que dans la vie civile. Le service militaire a donc pu renforcer la cohésion nationale.

Le service militaire a pu renforcer la cohésion nationale. Mais pas la créer.

Or le problème actuel est là. Car ce qu’on voudrait d’un nouveau service national, c’est qu’il crée un nouveau sentiment national.

Car le non-dit, l’éléphant au milieu de la pièce, c’est encore une fois l’immigration massive, plus précisément les descendants de l’immigration massive extra-européenne, qui sont moins assimilés que leurs parents, voire pas assimilés du tout. Car si certains veulent rétablir le service militaire, même s’ils ne le disent pas clairement, c’est à cause de l’absence de sentiment national français, voire de l’existence d’un sentiment antifrançais chez des descendants d’immigrés.

Et ce nouveau service militaire créerait du sentiment national, et transformerait sûrement de surcroît les délinquants en honnêtes gens.

Mais ces effets restent à démontrer.

Car pour l’instant, c’est juste une position idéologique fantasmée, et sans réel fondement. Un peu comme le blabla sur les « valeurs » du sport qui transformeraient les délinquants en honnêtes gens.

Ce nouveau service militaire n’aurait-il pas au contraire des effets indésirables, sans apporter aucun bénéfice, ou que de minimes bénéfices ?

Un délinquant qui se met à s’entraîner à la boxe devient-il honnête, ou devient-il un délinquant encore plus performant dans sa capacité à tabasser des gens ? Le nouveau service militaire va-t-il transformer des délinquants et criminels islamistes anti-français en honnêtes et fervents patriotes ? Ou va-t-il créer de la cohésion, du lien entre les délinquants, connecter les réseaux criminels, leur permettre de nouveaux recrutements, et créer une nouvelle génération de délinquants islamistes sachant utiliser les lance-roquettes et manier les explosifs ?

Vous l’avez compris, je suis assez sceptique sur la création d’un nouveau service militaire fondée uniquement sur la volonté d’éduquer la jeunesse française d’origine immigrée.

Deux derniers points que je ne développe pas mais qui sont à prendre en compte dans ce débat.

Le premier, c’est la place des femmes. Il est évident que ce nouveau service militaire serait aussi obligatoire pour les filles, égalité et féminisme obligent. Je ne sais pas si elles ne ressentiront pas un certain « sentiment d’insécurité » dans certaines casernes.

Le second, c’est évidemment le coût de la mise en œuvre de cette mesure, par exemple en frais de personnel ou de construction de casernes.

Plus besoin de médaille.

Le journal télévisé de 13h00 de TF1 du 3 septembre diffusait un reportage sur l’or. Celui-ci commençait avec Bérangère. « En fouillant ses tiroirs, Bérengère a trouvé cette médaille de baptême, dont elle n’a plus besoin ».

C’est la phrase la plus extraordinaire de la journée. Elle « n’a plus besoin » de sa médaille de baptême, dit le journaliste. En fait, on n’a jamais « besoin » de sa médaille de baptême.

Bérangère a donc vendu sa médaille dont elle n’a plus besoin.

Que faire de cet argent ?

« Y a une partie, ça va être pour aider à rembourser mon prêt étudiant ; et une autre partie, je vais le mettre de côté pour me faire plaisir, je pense ».

En préambule, il faut préciser qu’il ne s’agit pas de juger des gens qui vendent leur médaille par nécessité. Chacun d’entre nous vendra évidemment ses biens les plus précieux, y compris d’un point de vue sentimental, lorsque c’est nécessaire pour survivre.

Mais ce n’est apparemment pas le cas de Bérangère qui vend pour rembourser un petit emprunt étudiant et pour « se faire plaisir ».

On a déjà en France le phénomène de l’après-Noël. Dès le 25 décembre, les sites Internet de ventes entre particuliers croulent sous les annonces de revente des cadeaux de Noël. Ca en dit déjà beaucoup sur l’évolution des mœurs et sur la valeur accordée par certains aux cadeaux qu’ils reçoivent.

Avec la revente de la médaille de baptême, on monte d’un cran.

Mais là où l’on atteint l’obscénité, c’est quand on vient s’en vanter à la télévision. Aucune pudeur, aucun honneur, aucun sentiment de honte.

Je ne sais pas si le parrain et la marraine sont toujours vivants. Dans tous les cas, on peut les prendre en pitié.

(« L’or au plus haut niveau, attention aux arnaques, TF1 13h00, 3 septembre 2024, I Blonz, G Martin, K Youski)

Obertone : La France Big Brother.

J’ai lu en 2021 « la France Big Brother » (sous-titrée « le mensonge, c’est la vérité »), livre de Laurent Obertone publié en 2014.

Un livre intéressant sur le conditionnement des Français par les nouvelles idéologies. L’ouvrage se présente comme une série de lettres écrites par Big Brother ou ses agents, qui s’adressent à monsieur Moyen.

Laurent Obertone explique que l’homme n’est plus libre, mais qu’il est domestiqué comme un chien, dans un monde où la position et le pouvoir acquis dépendent de la capacité à montrer qu’on est bien domestiqué, donc qu’on pense « bien ». Il consacre ensuite un chapitre à la description du processus de destruction et de dissuasion des opinions divergentes. Est ensuite dénoncé le féminisme, qui passe de la volonté de l’égalité des sexes, qui apparaît comme impossible, à une volonté de disparition des sexes.

L’éducation tient un rôle important dans cette domestication. Le but de l’éducation actuelle, universités comprises, n’est pas le développement intellectuel individuel, mais le conditionnement social. « Un professeur installé n’aura pas le courage de remettre en cause son investissement, dont on a fait en sorte qu’il devienne indépassable (une réputation, un statut, un bon salaire, des conférences, des réceptions, des colloques, des années d’études et de recherche), pour enseigner une vérité susceptible de tout lui faire perdre parce qu’il aura sur le dos ses confrères, les médias, les pouvoirs publics et les milices étudiantes ».

Son chapitre « le bestiaire du parti » est une sélection de quelques personnalités du moment : BHL, « écrivain le plus connu et le moins lu de France », Taubira, Valls, pour terminer par le président Hollande.

Le bilan final semble être que la fin des sociétés homogènes conduit à la désagrégation des sociétés. « La société est un pari qui repose sur une culture commune, des capacités communes, des intérêts communs, une morale commune, une abnégation commune et même un commun degré de domestication. Sans surprise, la solidarité, le civisme, le patriotisme et le sens du sacrifice sont beaucoup plus puissants au sein des nations homogènes. Dans une société hétérogène et individualiste, les gens traitent leurs semblables comme des paillassons. Ils cherchent à tirer parti de tout, font de l’espace public ce que bon leur semble. Plus le collectif grandit et se délite, moins les individus font d’efforts pour lui ».

Toujours le petit détail habituel pour les éditions Ring, pour terminer : le livre ne contient pas de table des matières.

Obertone : La France interdite.

J’ai lu en 2020 « la France interdite » (sous-titrée « la vérité sur l’immigration »), livre de Laurent Obertone publié en 2018.

Un livre très intéressant qui analyse l’immigration en France à travers le prisme de l’effondrement du pays, effondrement soit cause de l’immigration (effondrement démographique) soit conséquence de l’immigration (effondrement économique, social, humain, moral).

Un livre globalement très pertinent, mais dont la partie sur la baisse du QI (quotient intellectuel) due à l’immigration mériterait d’être plus, différemment ou mieux argumentée pour être pleinement convaincante.

Un petit détail pour terminer, bénin peut-être, regrettable néanmoins : le livre ne contient pas de table des matières.

Quel nom pour les futurs papes ?

La première décision de chaque nouveau pape est le choix de son nom de règne.

J’ai des préférences et des réflexions pour les noms des futurs papes. Mais mes préférences et réflexions ont évidemment nettement moins d’intérêt que les motivations des papes qui sont plus spirituelles que mes réflexions.

Une possibilité de choix intéressante est d’avoir un prénom pour la première fois, comme l’avait fait le pape actuel en choisissant François. Ca donne une dimension papale à de nouveaux prénoms.

Une autre possibilité intéressante est de choisir un prénom à fort numéro. Si par exemple le prochain pape s’appelait Jean, ce serait donc Jean XXIV. Le nom de règne donne alors une forte dimension historique. Parce qu’à chaque fois qu’on parlerait de Jean XXIV, ça diffuserait subliminalement le fait qu’il y a eu 23 papes Jean avant. Dans les papes précédents à fort numéro, outre Jean XXIII (le record), il y a Benoît XVI (pape de 2005 à 2013), Pie XII (1939-1958), Léon XIII (1878-1903), Grégoire XVI (1831-1846), Clément XIV (1769-1774), Innocent XIII (1721-1724).

Encore une autre possibilité est de remettre au goût du jour un prénom inutilisé depuis longtemps. Comme pour les papes à fort numéro, ça remet aussi le pape dans la dimension historique. A une différence majeure : l’effet ne jouera pas sur tout le règne, mais seulement dans la période de début de pontificat. Au bout d’un certain temps, tout le monde aura oublié les dates du précédent avec le même prénom. On peut penser par exemple à Théodore II (pape en 897), Fabien (236-250), Corneille (251-253), Denys (259-268), Marc (en 336).

Pour les écoliers, le mieux sera un prénom en série. C’est-à-dire que les prochains papes soient François II, François III, François IV,….. C’est plus facile à retenir. Comme par exemple, pour les rois français, la série des Louis : Louis XIII (roi de 1610 à 1643), Louis XIV (1643-1715), Louis XV (1715-1774), Louis XVI (1774-1792), Louis XVII, Louis XVIII (1814-1824).

Pape fils de pape.

Un petit cas particulier relevé dans le dictionnaire des papes.

Saint Hormisdas, 52ème pape (de 514 à 523), était marié, et veuf avant de devenir pape. Son fils saint Silvère, fut le 58ème pape (de 536 à 537).